« Nous sommes allés trop loin » : Mercedes reconnaît avoir supprimé trop de boutons et veut remettre des commandes physiques dans ses voitures

Mercedes change de cap après plusieurs années de course aux écrans. Ola Källenius, le patron de la marque, reconnaît que la recherche d’un intérieur toujours plus numérique a parfois relégué les besoins des conducteurs au second plan. Le constructeur promet désormais de réintroduire des boutons physiques et des commandes facilement accessibles, sans pour autant abandonner ses grandes surfaces d’affichage.

Le mouvement est déjà visible sur certains volants récents, où une molette crantée remplace un curseur tactile pour régler le volume. Cette évolution répond à une question très concrète d’ergonomie automobile : faut-il vraiment détourner les yeux de la route pour accomplir un geste aussi simple que modifier la ventilation ou changer de piste ? Entre confort, sécurité et design automobile, Mercedes tente de retrouver un équilibre que l’industrie avait parfois perdu de vue.

En bref :

  • Mercedes admet que la suppression de certaines commandes tangibles a nui à l’expérience d’utilisation.
  • Des commandes au volant, dont une molette de volume, réapparaissent sur des modèles récents.
  • La marque conserve ses grands écrans et son interface MBUX : le virage concerne surtout les fonctions à accès fréquent.
  • Les critiques des automobilistes et l’évolution des évaluations de sécurité renforcent le retour des commandes physiques.
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Mercedes reconnaît les limites du tout tactile dans l’habitacle

La promesse des grands écrans était séduisante : moderniser l’habitacle, réunir plusieurs fonctions sur une même interface et réduire le nombre de commandes dispersées sur la planche de bord. Dans la pratique, cette simplification visuelle a parfois déplacé la complexité plutôt qu’elle ne l’a supprimée. Pour régler la température, activer le dégivrage ou modifier une fonction de conduite, certains conducteurs doivent parcourir des menus et viser une zone tactile pendant que le véhicule roule.

Dans une interview publiée par le magazine britannique Autocar le 31 juillet 2026, Ola Källenius reconnaît que la recherche de technologie a pu prendre le pas sur l’expérience client. Le constat est notable pour Mercedes, dont les intérieurs numériques ont souvent été présentés comme des vitrines technologiques. La marque ne renonce pas à cette ambition, mais admet que toutes les fonctions ne gagnent pas à être déplacées sur un écran.

La distinction essentielle se joue entre les informations qui peuvent s’afficher et les commandes qui doivent être actionnées immédiatement. Une carte de navigation ou les réglages d’un profil conducteur se prêtent bien à une interface visuelle. À l’inverse, régler le volume ou mettre les essuie-glaces en mode intermittent demande un geste rapide, idéalement réalisable sans quitter la route des yeux. Un bouton doté d’un relief reconnaissable permet de s’orienter au toucher, là où une surface lisse peut imposer un contrôle visuel.

mercedes reconnaît avoir supprimé trop de boutons dans ses voitures et prévoit de réintroduire des commandes physiques pour améliorer l’expérience de conduite.

Cette remise en question s’inscrit dans un débat plus large sur l’interface utilisateur en voiture. Depuis que la Tesla Model S a popularisé le grand écran central en 2012, de nombreux constructeurs ont adopté des commandes numériques pour afficher une image épurée et réduire les pièces visibles. Cette orientation n’est pas mauvaise en soi : elle permet des mises à jour logicielles et une présentation adaptable. Le problème apparaît quand une fonction courante devient moins immédiate qu’avant.

La réponse de Mercedes consiste donc à corriger certains choix plutôt qu’à revenir à un tableau de bord entièrement composé de touches. La marque conserve des affichages imposants, mais entend remettre des contrôles tangibles là où leur absence complique l’usage. Pour les conducteurs, le progrès ne se mesure pas au nombre d’écrans : il se juge à la facilité avec laquelle une action peut être effectuée en sécurité.

Le retour des boutons commence par les commandes au volant

Les premiers signes de ce changement apparaissent sur la nouvelle CLA, où un curseur capacitif a cédé la place à une véritable molette de volume. Crantée et perceptible sous les doigts, elle permet de régler le son sans devoir regarder le volant. Le GLC With EQ Technology et le CLA Shooting Brake adoptent également un volant repensé, avec des commandes tangibles plutôt que certaines surfaces tactiles.

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Ce choix peut sembler modeste, mais il touche à un point central de l’ergonomie. Une commande au volant est particulièrement sollicitée parce qu’elle reste à portée de main et que le conducteur peut conserver sa posture de conduite. Une molette offre un retour mécanique : chaque cran correspond à une variation perceptible. À l’inverse, un pavé tactile peut demander une pression précise ou un balayage dont le résultat n’est pas toujours évident, notamment sur une route irrégulière.

Le retour des boutons ne signifie toutefois pas que chaque fonction doit retrouver sa touche dédiée. Trop de commandes physiques peuvent encombrer un tableau de bord et rendre les repères difficiles à mémoriser. L’enjeu est de sélectionner celles qui sont fréquentes, urgentes ou particulièrement utiles sans contrôle visuel. Une commande de volume, les feux de détresse ou certaines fonctions de climatisation constituent des candidates naturelles, tandis que des réglages rarement utilisés peuvent rester dans les menus.

Des gestes familiers pour réduire la distraction

Un exemple quotidien permet de comprendre l’intérêt de cette approche. Sur un trajet de nuit, un conducteur qui souhaite baisser le volume peut localiser une molette par le toucher et l’ajuster en quelques secondes. Si la commande est uniquement intégrée à un écran, il peut devoir regarder la console, identifier l’icône, puis effectuer une sélection. Cette succession de gestes ne provoque pas nécessairement un incident, mais elle ajoute une sollicitation visuelle évitable.

Mercedes affirme que d’autres commandes jugées pertinentes pourront suivre. Le terme est important : il suggère une sélection fonctionnelle plutôt qu’un retour nostalgique aux intérieurs d’autrefois. La technologie numérique conserve sa place pour la navigation, les réglages détaillés et l’affichage des informations. Les commandes physiques, elles, retrouvent une fonction de raccourci fiable vers les actions les plus courantes.

Cette logique rejoint les débats autour du minimalisme intérieur chez Mercedes, où l’élégance d’une planche de bord dépouillée doit désormais composer avec la simplicité d’usage. Elle s’observe aussi dans le développement de la Mercedes CLA électrique, qui associe affichage numérique et commandes directement accessibles. L’équilibre se joue moins entre ancien et moderne qu’entre commande visible et action compréhensible.

Le volant devient ainsi un terrain d’essai stratégique : il concentre les fonctions utiles sans imposer une multiplication des boutons sur toute la planche de bord. Une commande bien choisie peut améliorer l’expérience plus qu’un écran supplémentaire, à condition d’être immédiatement identifiable et cohérente avec les autres modèles de la gamme.

Écrans géants et commandes physiques peuvent cohabiter

La reconnaissance de Mercedes ne marque pas l’abandon de l’Hyperscreen MBUX. Cette dalle composée de trois zones d’affichage, d’environ 142 centimètres d’un montant à l’autre, reste un élément fort de la stratégie intérieure de la marque. Le constructeur veut préserver une présentation numérique spectaculaire tout en réintroduisant des commandes qui doivent rester accessibles rapidement. À première vue, ces deux choix semblent contradictoires ; ils répondent pourtant à des usages différents.

Un grand écran convient à la visualisation d’une carte, à la personnalisation d’un profil ou à la consultation d’informations détaillées. Il peut aussi accueillir des fonctions évolutives, au fil des mises à jour. Mais ces qualités ne garantissent pas une bonne ergonomie pour une action répétée pendant la conduite. La taille de l’affichage ne dit rien, à elle seule, sur le nombre de manipulations nécessaires ou sur la facilité à trouver une commande sans regarder.

Dans un habitacle bien pensé, les interfaces numériques gèrent la profondeur des réglages tandis que des boutons ou molettes donnent un accès direct aux fonctions prioritaires. Cette organisation ressemble à celle d’un appareil photo : l’écran sert à consulter et configurer, mais des commandes dédiées permettent de déclencher rapidement une action. À bord d’une voiture, la nécessité de garder l’attention sur la circulation rend cette distinction encore plus importante.

Type de commande Usage adapté Point de vigilance
Molette physique Volume, réglage fréquent avec retour tactile Elle doit rester bien située et facile à saisir
Bouton dédié Feux de détresse ou fonction à accès immédiat Son symbole doit être clair et universel
Écran tactile Navigation, réglages détaillés, contenus évolutifs Les menus ne doivent pas enfouir les actions courantes
Commande vocale Recherche ou réglage compatible avec la voix Elle ne remplace pas toujours une action directe

La démarche de Mercedes prend tout son sens si l’on distingue la sophistication technique de la facilité d’utilisation. Un écran tactile peut rendre l’interface plus flexible, mais il doit être accompagné de raccourcis physiques lorsque la fonction concernée est souvent utilisée ou essentielle à la conduite. C’est ce dosage qui transforme un équipement numérique en outil réellement pratique.

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La comparaison avec d’autres constructeurs aide à comprendre que la marque n’est pas seule à revoir ses choix. Volkswagen a réintroduit des touches physiques sur le volant de la Golf Mk8.5 après des critiques liées aux commandes tactiles. Hyundai a également remis des boutons et des molettes dans le Tucson restylé. Les approches varient, mais la tendance converge vers une cohabitation plus réfléchie des commandes.

À bord, trois façons d’agir

Commandes physiques, écran ou voix ?

Comparez leurs points forts selon l’action à effectuer. Sélectionnez un mode ou un critère pour mettre en évidence les informations utiles.

Critère
Rapidité d’accès Très directeUn bouton dédié donne accès à une action fréquente. VariableIl peut falloir parcourir un menu ou plusieurs écrans. Rapide si reconnueLa demande peut être formulée sans chercher un menu.
Facilité sans regarder Bonne avec des repères tactilesLa forme et l’emplacement peuvent aider à reconnaître la commande. LimitéeL’écran demande généralement de regarder et de viser une zone. Sans toucher l’écranPratique si le système comprend la demande et si le contexte le permet.
Flexibilité Fonction cibléeUne commande dédiée reste simple et prévisible. ÉlevéeDes menus peuvent regrouper de nombreux réglages. VariableLes possibilités dépendent des fonctions reconnues et de la formulation.
Fonctions les plus adaptées Actions fréquentes ou critiquesPar exemple, les commandes utilisées régulièrement en conduisant. Réglages détaillésPar exemple, les paramètres qui nécessitent de choisir parmi plusieurs options. Demandes compatiblesPar exemple, une demande simple prise en charge par le système embarqué.

Les possibilités varient selon le véhicule et son équipement. Gardez votre attention sur la conduite et effectuez les réglages lorsque les conditions le permettent.

Pour les automobilistes, la question à poser lors d’un essai est simple : une fonction courante peut-elle être activée sans détourner longuement le regard de la route ? La réponse dépend moins du nombre d’écrans que de la hiérarchie entre commandes directes et menus. C’est cette hiérarchie qui déterminera la réussite du nouvel équilibre Mercedes.

Sécurité routière et réglementation accélèrent le retour des commandes

Le débat sur les boutons dépasse désormais le confort ou les préférences personnelles. En Europe, les évaluations de sécurité accordent une attention croissante à l’interface homme-machine et à la manière dont les fonctions essentielles sont accessibles. À partir de janvier 2026, les critères évoqués dans les données disponibles pénalisent l’absence de commandes physiques pour plusieurs fonctions, notamment les clignotants, les feux de détresse, les essuie-glaces, le klaxon et l’appel d’urgence.

La conséquence est directe pour les constructeurs : une voiture qui enfouit des fonctions importantes dans des menus peut être désavantagée dans son évaluation, avec un effet potentiel sur la note maximale. Selon les chiffres cités dans le contexte de cette évolution, environ 90 % des acheteurs européens consultent la note Euro NCAP avant de choisir un véhicule. Une interface moins intuitive peut donc peser à la fois sur la sécurité perçue et sur l’attractivité commerciale.

La logique de ces critères est compréhensible. En situation imprévue, le conducteur ne devrait pas avoir à parcourir plusieurs pages d’un écran pour actionner les feux de détresse ou utiliser une commande indispensable. Un bouton identifiable constitue un repère immédiat, tandis qu’une fonction numérique peut être difficile à retrouver si l’interface change selon le mode sélectionné ou une mise à jour logicielle.

Une évolution suivie au-delà de l’Europe

La Chine prépare également un cadre portant sur les interfaces des véhicules neufs, avec une application annoncée pour les modèles produits après juillet 2027. L’orientation attribuée au ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information vise elle aussi à encadrer l’accès aux commandes essentielles. Pour les constructeurs mondiaux, ces évolutions rendent plus difficile la conception d’un habitacle fondé exclusivement sur des surfaces tactiles.

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Cette pression ne signifie pas qu’une réglementation impose de multiplier les boutons sans discernement. Elle pousse plutôt à préserver un accès clair aux fonctions qui ont une conséquence directe sur la conduite ou la réaction à une situation urgente. Les marques doivent donc penser l’interface non seulement comme une signature esthétique, mais aussi comme un élément de sécurité active.

La révision des commandes sur les volants Mercedes s’inscrit dans cette dynamique. Si un automobiliste peut régler le son ou sélectionner une fonction sans chercher une icône, il garde davantage son attention sur l’environnement. La différence tient parfois à quelques secondes, mais la conception d’une voiture doit précisément limiter les tâches qui sollicitent inutilement la vision.

Les choix d’autres marques illustrent ce retour à une approche hybride. Porsche maintient des contrôles tactiles tout en réintroduisant certaines commandes physiques, tandis que Ferrari a annoncé vouloir répondre aux critiques de clients concernant l’usage de commandes numériques. Des véhicules très différents convergent ainsi vers une même idée : le progrès ne consiste pas à supprimer systématiquement les gestes mécaniques.

Les constructeurs doivent désormais concilier les habitudes locales, les normes et les attentes d’acheteurs qui évaluent aussi l’interface lors d’un essai. La course au tout écran se heurte à une contrainte concrète : l’intérieur doit rester compréhensible dans une situation de conduite réelle, et pas seulement impressionnant sur une photographie.

Le design automobile se recentre sur l’usage quotidien

Le retour des commandes physiques ne relève pas d’un rejet de la modernité. Il traduit plutôt une évolution de la définition du design automobile : une planche de bord réussie doit être cohérente visuellement, mais aussi lisible et prévisible en mouvement. Un bouton peut sembler moins futuriste qu’une surface noire intégrée, pourtant son relief, sa course et son emplacement donnent des informations que l’écran ne transmet pas toujours au toucher.

Pour illustrer cette question, imaginons une conductrice qui emprunte chaque matin le même itinéraire et ajuste régulièrement la température. Si la fonction se trouve au même endroit sous la forme d’une molette, elle peut l’actionner avec un geste bref. Si elle est accessible uniquement par une interface qui change selon le contexte, la conductrice doit vérifier le contenu affiché avant chaque manipulation. L’habitude ne supprime pas cette dépendance au regard.

Le cas des commandes de climatisation montre aussi pourquoi le compromis doit être précis. Il n’est pas indispensable que chaque réglage secondaire possède une touche dédiée. En revanche, la température, le dégivrage ou la ventilation sont des actions fréquentes, parfois déclenchées lorsque les conditions météo changent brusquement. Une commande immédiatement repérable peut alors être plus pertinente qu’un menu particulièrement élégant.

La tendance concerne aussi les modèles généralistes et les véhicules de marques concurrentes. Les débats sur le système embarqué de Hyundai ou sur les commandes de modèles comme la Peugeot 308 montrent que l’ergonomie numérique est devenue un critère d’évaluation à part entière. Un véhicule peut proposer une technologie riche tout en restant intuitif, à condition de ne pas confondre densité fonctionnelle et simplicité d’usage.

Lors d’un essai, plusieurs gestes permettent d’évaluer concrètement l’interface : régler le volume, modifier la température, activer les essuie-glaces et revenir à l’écran de navigation. Si chaque action nécessite de parcourir des menus, le conducteur peut se demander si cette organisation restera confortable au quotidien. À l’inverse, un bouton mal placé ou trop similaire à ses voisins peut également créer de la confusion. La présence de commandes mécaniques n’est utile que si elles sont bien conçues.

Mercedes ne tourne donc pas le dos aux grands écrans, mais reconnaît que ceux-ci ne doivent pas absorber toutes les fonctions. Son changement de cap souligne une règle simple : une technologie convaincante ne se contente pas d’être visible, elle doit réduire l’effort demandé à la personne qui conduit. Le retour des commandes physiques prend sa valeur lorsqu’il rend l’action plus immédiate, sans alourdir inutilement l’habitacle.

Pourquoi Mercedes veut-elle réintroduire des boutons physiques ?

La marque reconnaît que certaines fonctions sont devenues moins immédiates lorsqu’elles ont été déplacées dans des menus tactiles. Les commandes physiques facilitent les gestes fréquents et peuvent limiter le temps passé à regarder l’écran.

Mercedes va-t-elle abandonner ses grands écrans tactiles ?

Non. Le constructeur conserve ses grands affichages numériques, notamment l’interface MBUX. Le changement vise surtout à rétablir des commandes tangibles pour certaines fonctions courantes ou importantes.

Quels boutons reviennent déjà sur certains modèles Mercedes ?

La nouvelle CLA reçoit notamment une molette de volume physique et crantée sur son volant. Des commandes tangibles sont également annoncées sur le GLC With EQ Technology et le CLA Shooting Brake.

Les commandes physiques améliorent-elles la sécurité ?

Elles peuvent rendre certaines actions plus faciles à localiser sans regarder l’écran, en particulier lorsqu’elles sont fréquentes ou essentielles. Leur efficacité dépend toutefois de leur emplacement, de leur lisibilité et de la qualité de l’interface dans son ensemble.

Auteur/autrice

  • Alexandre-Moretti

    Passionné par l’automobile et spécialiste du référencement, Alexandre Moretti accompagne depuis plus de dix ans des sites dédiés aux véhicules, aux nouvelles énergies et à la mobilité durable. Son expertise en SEO et en contenu digital lui permet de rendre accessibles les informations techniques aux passionnés comme aux professionnels, tout en garantissant une visibilité optimale dans les moteurs de recherche. Chez TopLocation-71, il apporte une approche claire, pédagogique et orientée résultats pour aider les lecteurs à trouver des réponses fiables et pertinentes sur l’univers auto, moto et utilitaire