À Aix-en-Provence, trois étudiants font vibrer la passion automobile avec un projet ambitieux : créer leur propre équipe de course en espérant un jour participer aux prestigieuses 24 Heures du Mans. Quentin Schmit, Louis Thomas et Pablo Lair, tous membres de l’ITM Graduate School, mêlent leurs connaissances en vente de voitures de sport, management sportif et journalisme pour bâtir cette aventure unique. Plus qu’une simple compétition, c’est une véritable expérience humaine et entrepreneuriale qu’ils s’apprêtent à vivre, avec l’ambition de transformer la course d’endurance en un événement festif et fédérateur.
Dans un contexte où le monde de l’automobile est en pleine mutation avec l’arrivée de nouvelles technologies et une compétition toujours plus intense, ces étudiants représentent une jeunesse motivée, prête à écrire sa propre histoire dans l’univers exigeant de la course. Leur projet ne se limite pas à la piste : ils souhaitent offrir aux passionnés une interaction inédite avec l’événement, par le biais de zones de fans, animations musicales et restauration adaptée. Une vision moderne qui ambitionne de redynamiser l’expérience traditionnelle des courses d’endurance.
Ce rêve, né d’une double fascination tant personnelle que familiale, témoigne de la place centrale que continue de tenir l’univers automobile dans la région. Si le parcours vers les 24 Heures du Mans est semé d’embûches et de défis financiers, la détermination et la rigueur de ces jeunes pilotes entrepreneurs illustrent parfaitement l’esprit de compétition et d’innovation qui anime le sport automobile français en 2026.
En bref :
- Trois étudiants aixois unissent leurs compétences pour créer une écurie de course innovante, la Feel Racing Team.
- Ils visent à intégrer des championnats nationaux avant d’aspirer à la prestigieuse compétition des 24 Heures du Mans.
- Leur modèle économique mêle location de voiture de sport et financement par des pilotes amateurs, les fameux « gentlemen drivers ».
- Plus qu’une course, ils veulent transformer les week-ends en véritables événements pour fédérer une communauté.
- La stratégie s’appuie sur une communication digitale forte pour développer leur notoriété dès le départ.
Une ambition née à Aix-en-Provence : développer un projet automobile innovant et ambitieux
Dans le paysage automobile d’Aix-en-Provence, la rencontre de Quentin Schmit, Louis Thomas et Pablo Lair à l’ITM Graduate School a donné naissance à un projet audacieux. Chacun d’eux apporte un bagage unique : Quentin, spécialisé en vente de voitures de sport et de luxe, connaît les attentes des passionnés haut de gamme ; Louis, en management des structures sportives, maîtrise les stratégies organisationnelles et sportif ; tandis que Pablo, en journalisme, sait comment valoriser et médiatiser leurs exploits. Cette alliance multidisciplinaire est une force opérante, particulièrement dans un secteur aussi concurrentiel que celui de l’automobile.
Ce projet ne se limite pas à la simple participation à des courses. Dès le départ, l’objectif est de bâtir une équipe capable de représenter Aix-en-Provence dans des compétitions régionales, puis européennes. Notamment, la cible initiale est la catégorie MitJet, connue pour son égalité de matériel : toutes les équipes roulent avec la même voiture de sport, ce qui nivelant les performances et mettant en lumière le talent des pilotes et la qualité de la gestion d’équipe. Ce choix démontre la volonté de ces étudiants de concourir dans un cadre sportif rigoureux et équitable, garantissant une compétition passionnante.
La motivation est aussi familiale : les souvenirs d’enfance de Louis avec la Formule 1 et l’influence du père de Quentin plongent ces jeunes dans une véritable culture automobile. Cette histoire personnelle renforce leur implication et leur donne la ténacité nécessaire pour affronter les défis liés à la gestion d’une équipe dans un contexte aussi exigeant. Cette dimension humaine est au cœur de leur démarche, une corde sensible qu’ils souhaitent transmettre au public.
Techniquement, la gestion d’un tel projet engage plusieurs aspects : recrutement de pilotes, recherche de sponsors, logistique, communication, et participation aux championnats. Le tournant vers la MitJet marque une étape cruciale : chaque week-end de course est estimé à 7 500 euros, incluant la location de la voiture et l’inscription. Leur modèle repose sur le prêt des sièges à des pilotes amateurs, les « gentlemen drivers », qui financent ainsi leur présence sur la piste. Avec deux pilotes par week-end, la location est largement couverte, une solution stratégique qui permet de limiter les risques financiers.
Au-delà des chiffres, ces jeunes entrepreneurs anticipent aussi les besoins d’un public souvent sous-estimé dans les compétitions de moindre envergure, en proposant une expérience autour de la compétition : restauration, musique, zone de fans, autant d’éléments pour faire de chaque événement un rendez-vous convivial, mêlant passion sportive et ambiance festive. Cette approche cherche à combler un vide criant en dehors des circuits majeurs, où la proximité et l’émotion sont essentielles pour fidéliser les spectateurs.

Les 24 Heures du Mans : un rêve emblématique dans le monde de la course automobile d’endurance
Les 24 Heures du Mans représentent depuis près d’un siècle le summum de la compétition automobile d’endurance. Organisée chaque année sur un circuit routier emblématique, cette épreuve est un creuset d’innovation, de technique et de performance où s’affrontent les meilleurs constructeurs et pilotes. Pour des étudiants comme Quentin, Louis et Pablo, intégrer cet univers est bien plus qu’une ambition sportive : c’est pénétrer un pan historique du sport automobile.
La course est réputée pour sa complexité et son exigence : 24 heures de pilotage quasi-continu, des conditions météo changeantes, la nécessité d’une organisation millimétrée et une parfaite gestion humaine et mécanique. Participer à cette compétition demande donc une montée en puissance progressive, tant au niveau du pilotage que de la structure de l’équipe. Leur démarche, par étapes, commence par des championnats nationaux comme le Tourisme Trophy Endurance, avance vers des compétitions européennes telles que l’European Le Mans Series, avant d’envisager les catégories GT World Challenge, véritables tremplins vers Le Mans.
Pour 2026, la liste des engagés confirme un plateau compétitif très relevé, mêlant des constructeurs établis, des équipes professionnelles et des pilotes expérimentés. Le contexte économique et technologique influe aussi sur la nature des véhicules : hybrides électriques, innovations aérodynamiques et technologies durables s’imposent progressivement, redéfinissant les standards de la course. Pour trois étudiants, intégrer cette aventure demande donc d’allier passion sportive et connaissances techniques de pointe.
L’épreuve est également un formidable laboratoire d’innovation. Historiquement, les 24 Heures du Mans ont été le théâtre de percées majeures dans le domaine de la motorisation, de la sécurité et du design automobile. Les jeunes équipiers aixois suivent avec attention ces évolutions, qui rendent la compétition autant technologique que sportive. Pour eux, c’est autant une leçon que le prélude d’un possible futur métier.
Le Graal reste la participation finale, qui signifie une validation de leur projet sur le plan financier, technique et sportif. Mais avant d’en arriver là, chaque étape est un apprentissage intense et une expérience immersive dans la gestion d’une compétition de haut niveau. Cette voie graduelle est indispensable pour assurer la pérennité de leur team et garantir des performances durables.
Une approche entrepreneuriale pour financer un rêve sportif : le modèle économique de Feel Racing Team
Conscient que l’expérience d’une course d’endurance ne se réduit pas au pilotage, le trio d’étudiants d’Aix-en-Provence a élaboré un modèle économique clair et pragmatique pour soutenir leur aventure. Louer une MitJet pour un week-end de compétition représente un coût non négligeable de 7 500 euros, un frein important pour de jeunes passionnés sans budget illimité. La solution passe par la sous-location de leur voiture à des « gentlemen drivers », ces pilotes amateurs désireux de financer leur présence en compétition.
Ce choix stratégique permet de sécuriser une partie des frais liés à la location du véhicule. Chaque pilote participant verse environ 5 000 euros par week-end, ce qui couvre les coûts et offre une marge pour les autres dépenses. Entre sponsoring, événements de levée de fonds et présence régulière sur les réseaux sociaux, les étudiants bâtissent les fondations financières de leur écurie.
L’organisation d’événements liés à l’automobile, tels qu’une soirée karting inter-entreprises à Cannes, illustre leur capacité à mobiliser leur réseau et créer une dynamique autour de leur projet. Ce genre d’initiatives est doublement profitable : elle permet de générer des recettes, mais aussi d’attirer l’attention des sponsors et partenaires potentiels, indispensables pour espérer un jour s’aligner sur des courses internationales à forts budgets.
Leur méthode repose aussi sur une prospection intensive. Plus de 200 courriels envoyés, des appels et relances régulières témoignent d’une démarche professionnelle et persévérante, fondamentale pour convaincre des investisseurs face à un projet encore naissant. Leur communication mise sur deux leviers : la crédibilité, en montrant un travail structuré, et l’émotion, en partageant leur rêve et leur passion pour toucher leur audience.
Leur feuille de route prévoit une montée en gamme progressive sur cinq ans minimum, avec une participation initiale à des compétitions nationales de moins grande envergure, avant d’aborder l’Ultimate Cup Series puis des séries européennes, étapes incontournables avant la grande aventure mancelle. Cette trajectoire mesurée atteste d’une maturité notable dans leur projet.
Construire une communauté autour de la course automobile : stratégie digitale et interaction avec les fans
Une des clés du succès pour ces trois étudiants azuréens repose sur la construction d’une communauté forte, autour de leur équipe baptisée Feel Racing Team. Dans un univers où la visibilité est aussi cruciale que la performance, ils ont tôt fait de mettre en place une stratégie digitale complète. Leur présence sur Instagram, sous le pseudo @feelracingteam, est déjà un lieu d’échange où passionnés et curieux peuvent suivre leur progression.
Ils savent que les courses d’endurance comme les 24 Heures du Mans sont bien plus que de simples compétitions sportives : elles sont des rendez-vous fédérateurs pour les fans, où l’émotion et la proximité comptent autant que la performance technique. Leur ambition est donc d’enrichir ces week-ends avec des animations variées : musique live, restauration de qualité, fan zones attractives, tout pour que chaque spectateur vive une expérience complète et immersive.
Ce type d’engagement ouvre aussi la porte à une meilleure fidélisation et à un meilleur retour sur investissement pour les sponsors, qui voient dans un public actif une opportunité d’exposer leur marque dans un cadre dynamique et convivial. En parallèle, le storytelling autour de leur équipe young and hungry permet de capter l’attention des médias locaux et nationaux, augmentant ainsi leur notoriété.
Grâce à cette démarche, ils espèrent créer un cercle vertueux : plus la communauté grandira, plus ils attireront de soutien financier et moral, renforçant ainsi leurs chances d’établir Feel Racing Team comme un acteur pérenne du sport automobile.
Parcours de l’équipe vers les 24 Heures du Mans
Un aperçu concret : calendrier, budget et défis logistiques pour les étudiants pilotes aixois
Pour visualiser clairement les étapes et les coûts associés au projet, voici un tableau synthétique qui détaille le calendrier visé et les principaux défis à relever par les étudiants :
| Année | Objectif sportif | Budget estimé (€) | Défis majeurs |
|---|---|---|---|
| 2026 | Participation au Tourisme Trophy Endurance | 15 000 | Financement, prospection sponsors, logistique |
| 2027 | Engagement en Ultimate Cup Series | 50 000 | Montée en compétences, gestion équipe, recrutement |
| 2028 | Compétition européenne | 150 000 | Négociation partenaires, communication |
| 2029 | GT World Challenge | 450 000 | Professionnalisation équipe, performance |
| 2030 | Participation aux 24 Heures du Mans | 1 500 000+ | Investisseurs majeurs requis, stratégie long terme |
Au-delà des chiffres, l’organisation logistique sera un autre défi de taille : transport des voitures, coordination des pilotes, gestion du matériel et anticipation des aléas techniques. Chacun de ces éléments nécessite une anticipation rigoureuse pour éviter toute déconvenue sur la piste. Ainsi, s’entourer de professionnels expérimentés sera inévitable au fur et à mesure de leur progression.
Pour suivre de plus près l’évolution des engagements et du calendrier de la course, on peut consulter les informations officielles sur les engagés des 24 Heures du Mans 2026 ou le calendrier du championnat European Le Mans Series 2026, étapes essentielles pour qui rêve d’endurance internationale.
Qui sont les trois étudiants derrière la Feel Racing Team ?
Quentin Schmit, Louis Thomas et Pablo Lair, étudiants à l’ITM Graduate School à Aix-en-Provence, aux profils complémentaires en vente automobile, management sportif et journalisme.
Quel est le modèle économique choisi par l’équipe ?
Leur modèle repose sur la location d’une MitJet et la sous-location à des gentlemen drivers pour financer les week-ends de course.
Pourquoi viser les 24 Heures du Mans ?
Cette course est la référence mondiale en Endurance, représentant pour eux le summum de la compétition automobile et un rêve à long terme.
Quelle stratégie de communication mettent-ils en œuvre ?
Ils développent une forte présence sur les réseaux sociaux et créent une communauté autour de leur écurie pour attirer sponsors et fans.
Quels sont les défis majeurs à venir ?
Le financement, l’organisation logistique et la montée en compétences techniques et stratégiques sont les principaux obstacles identifiés.
