Quatre pilotes vosgiens ont porté les couleurs de leur département lors de la finale nationale de la Coupe de France de la Montagne, disputée à Massiac les 26 et 27 septembre. Sur un parcours de plus de quatre kilomètres, Cédric Grosjean, Laurent Maroulier, Mickaël Bonne et Albéric Patrocinio ont signé des performances solides dans des catégories très disputées. Le Thillotin Grosjean a notamment joué la victoire en CN2 jusqu’à la dernière montée, tandis que ses trois compatriotes se sont illustrés en voiture de production.
Cette étape du sport automobile réunissait quinze qualifiés de la Ligue Grand Est, dont les quatre représentants vosgiens. Leurs résultats témoignent de la diversité des défis propres à la course de côte : gérer la pression d’une finale, améliorer ses chronos au fil des passages et viser une place dans une classe parfois très dense. À Massiac, chaque dixième a compté, et les pilotes des Vosges ont quitté le Cantal avec plusieurs places d’honneur à la clé.
En bref :
- Quatre pilotes vosgiens étaient engagés à Massiac parmi les quinze qualifiés du Grand Est.
- Cédric Grosjean termine 8e au scratch et 2e du groupe prototype, après avoir mené sa catégorie CN2 avant la dernière manche.
- Laurent Maroulier prend la 2e place de la classe GTTS2 et la 40e place générale.
- Mickaël Bonne signe la 5e place de classe, à moins d’une demi-seconde du podium.
- Albéric Patrocinio se classe 4e en N3, à moins d’une seconde de la deuxième place.
Finale de la Coupe de France à Massiac : un parcours exigeant pour les pilotes vosgiens
La finale de la Coupe de France de la Montagne a installé son paddock à Massiac, dans le Cantal, pour un week-end de compétition les 26 et 27 septembre. La route reliant Massiac à Verneyrolles propose plus de quatre kilomètres de montée : une distance qui met à l’épreuve autant la précision du pilotage que la régularité mécanique. Sur ce type de tracé, une trajectoire légèrement manquée ou une accélération tardive peut suffire à faire basculer un classement.
La présence de quinze pilotes issus de la Ligue Grand Est souligne le niveau de sélection nécessaire pour atteindre cette finale nationale. Parmi eux, les quatre Vosgiens ont abordé des catégories différentes, avec des voitures et des objectifs distincts. Cette diversité rend leur bilan particulièrement intéressant : la performance ne se mesure pas uniquement au classement général, mais aussi au résultat dans sa classe et à l’écart avec les concurrents directs.
Les courses de montagne exigent une adaptation rapide aux caractéristiques du parcours. Une voiture de prototype, comme la Norma de Cédric Grosjean, ne se conduit pas comme une voiture de production ; les appuis, le freinage et la manière de relancer en sortie de virage varient selon la machine. À Massiac, cette combinaison entre pilotage et maîtrise technique a offert aux spectateurs un aperçu concret de ce qui fait l’intensité de la discipline.
Le rendez-vous cantalien s’inscrit dans un calendrier où chaque course de côte possède son identité. Les pilotes peuvent aussi découvrir d’autres épreuves, comme la course de côte du Ballon d’Alsace, dont les contraintes de relief et de tracé offrent un autre terrain d’expression au sport mécanique.

Cédric Grosjean joue la victoire en CN2 et décroche un podium de groupe
En catégorie sport, Cédric Grosjean était le seul pilote vosgien engagé. Le Thillotin, au volant de sa Norma, a pourtant longtemps occupé la première place de la catégorie CN2. Jusqu’au départ de la dernière manche, il restait en position de remporter sa classe, signe d’une prestation régulière et compétitive sur l’ensemble du parcours.
Lors de son ultime passage, Grosjean a encore amélioré sa marque. Cette progression n’a toutefois pas suffi à conserver la tête : Gallo l’a devancé de trois dixièmes. Un écart aussi réduit illustre la précision requise dans une compétition automobile où la dernière montée peut redistribuer les positions, même après une journée maîtrisée.
Le résultat final reste particulièrement solide. Grosjean termine 8e au scratch et 2e du groupe prototype, parmi 22 concurrents. La deuxième place de groupe confirme la valeur de sa performance au-delà du duel en CN2. Pour un pilote, terminer dans le top 10 général d’une finale rassemblant des qualifiés venus de plusieurs régions représente un repère important, même lorsque la victoire de classe échappe de peu.
Cette bataille serrée résume l’exigence de la discipline : il faut attaquer sans compromettre la trajectoire, préserver la voiture et rester performant jusqu’au dernier passage. Dans la course de côte, la régularité ne signifie pas renoncer à améliorer son temps ; elle consiste à trouver le bon équilibre entre prise de risque et précision. À Massiac, les trois dixièmes séparant Grosjean de Gallo ont transformé une lutte de bout en bout en résultat de premier plan.
Finale de la Coupe de France de la Montagne
Les Vosgiens en vue à Massiac
Quatre pilotes vosgiens au rendez-vous de la finale.
Des places d’honneur au général, des résultats solides dans les groupes et les classes, et des écarts serrés jusqu’au podium.
4 pilotes affichés
Cédric Grosjean
8e scratch- Groupe prototype
- 2e
- Classe CN2
- 2e
À 0,3 seconde du vainqueur de classe
Cédric Grosjean signe la 8e place scratch et termine deuxième de son groupe prototype et de la classe CN2.
Laurent Maroulier
40e général- Classe GTTS2
- 2e
- Résultat général
- 40e
Laurent Maroulier décroche la deuxième place en GTTS2 et se classe 40e au général.
Mickaël Bonne
5e de classe- Classement
- 5e
- Écart au podium
- Moins de 0,5 s
Mickaël Bonne termine cinquième de sa classe, à moins d’une demi-seconde du podium.
Albéric Patrocinio
59e général- Classe N3
- 4e
- Écart à la 2e place
- Moins de 1 s
Albéric Patrocinio se classe 59e au général et quatrième en N3, à moins d’une seconde de la deuxième place.
Résultats et écarts présentés selon les informations fournies.
Voitures de production : Maroulier, Bonne et Patrocinio aux avant-postes
La catégorie des voitures de production réunissait plus d’une centaine de pilotes qualifiés, ce qui donne une mesure de la densité du plateau. Laurent Maroulier, qui découvrait cette année la Caterham, a terminé 40e au classement général et deuxième de la classe GTTS2. Il n’a été devancé dans cette classe que par Sechepine, décrit comme intouchable sur l’épreuve.
Pour Maroulier, cette place d’honneur intervient dans un contexte de découverte d’une nouvelle voiture. La prise en main d’une Caterham demande de composer avec des réactions et des repères différents de ceux d’une machine déjà connue. Réussir à se placer deuxième de classe dès cette phase d’adaptation souligne la qualité de son week-end à Massiac, au-delà du seul rang général.
Mickaël Bonne, de Brû, pilotait une Clio 3 Cup. Il a amélioré ses chronos au fil de la journée et s’est classé cinquième de sa classe, à moins d’une demi-seconde du podium. Cette progression passage après passage est un indicateur parlant : elle montre que le pilote a su exploiter ses repères et gagner en efficacité, même si l’écart final l’a maintenu hors des trois premières places.
Albéric Patrocinio, jeune Déodatien engagé avec une Clio RS, a pris la 59e place au général et la quatrième place en N3. Il termine à moins d’une seconde de la deuxième position, ce qui confirme la proximité des performances dans sa classe. Les résultats des trois pilotes montrent que les places d’honneur se jouent parfois sur quelques dixièmes, qu’il s’agisse d’une catégorie GTTS2 ou d’une classe de voitures de série préparées.
| Pilote | Voiture | Résultat général | Résultat de classe ou de groupe |
|---|---|---|---|
| Cédric Grosjean | Norma | 8e au scratch | 2e groupe prototype, deuxième en CN2 |
| Laurent Maroulier | Caterham | 40e | 2e GTTS2 |
| Mickaël Bonne | Clio 3 Cup | Non précisé | 5e de classe, à moins de 0,5 seconde du podium |
| Albéric Patrocinio | Clio RS | 59e | 4e N3, à moins d’une seconde de la 2e place |
Des écarts minimes qui révèlent le niveau de la compétition automobile
À Massiac, les résultats des pilotes vosgiens ne se résument pas à une position dans un classement. Les écarts annoncés — trois dixièmes en CN2, moins d’une demi-seconde pour Mickaël Bonne et moins d’une seconde pour Albéric Patrocinio — montrent combien les performances étaient resserrées. Dans une montée de plus de quatre kilomètres, ces différences peuvent se construire virage après virage : freinage, placement, motricité et relance composent un tout.
Une finale nationale ajoute également une dimension particulière à la préparation. Les concurrents ont gagné leur qualification au fil de la saison et se retrouvent face à des pilotes venus d’autres ligues. Il faut alors assimiler rapidement les conditions du parcours, trouver les bons repères et conserver une voiture fiable au fil des montées. Pour les spectateurs, cette dynamique rend le sport automobile immédiatement lisible : chaque passage peut améliorer une marque ou déplacer un pilote dans la hiérarchie.
Les résultats vosgiens illustrent aussi plusieurs manières de réussir. Grosjean a disputé la tête de sa catégorie et signé un top 10 général ; Maroulier a obtenu une deuxième place de classe malgré la découverte de sa Caterham ; Bonne a progressé dans la journée ; Patrocinio est resté au contact du podium. Ce sont des trajectoires différentes, mais elles reposent toutes sur la même exigence de régularité et d’adaptation.
La saison de course de côte se construit à travers des tracés très variés. Une épreuve comme la course de côte de Limonest-Mont Verdun permet de mesurer combien le profil d’une montée peut transformer les choix de pilotage. À Massiac, le résultat collectif des quatre Vosgiens donne une image encourageante de la présence régionale dans les courses de montagne.
Ce que les performances vosgiennes apportent à la saison de course de côte
Le bilan de Massiac distingue des résultats concrets et une expérience utile pour la suite de la saison. Pour un pilote qui a approché la victoire de classe, comme Grosjean, l’écart de trois dixièmes fournit une mesure précise de ce qui a séparé la première place du résultat obtenu. Pour les autres, les places d’honneur ou la proximité du podium constituent des points de comparaison à retrouver lors des prochaines épreuves.
Ces performances contribuent aussi à la visibilité des Vosges dans une discipline où les concurrents se déplacent sur des parcours éloignés de leur région. Quatre engagés parmi les quinze qualifiés du Grand Est, puis plusieurs résultats proches des premières places, donnent du relief au déplacement cantalien. Dans une finale où plus d’une centaine de concurrents s’alignaient en voitures de production, chaque classement de classe conserve une valeur propre.
Pour suivre d’autres rendez-vous et mieux comprendre la variété des épreuves, les passionnés peuvent consulter le calendrier d’une course de côte à Chamrousse. Les pentes, la longueur et le rythme des virages changent d’un site à l’autre ; c’est précisément cette diversité qui entretient l’intérêt du sport mécanique. Massiac aura, pour sa part, offert aux pilotes vosgiens une finale disputée et plusieurs repères forts pour mesurer leur progression.
Combien de pilotes vosgiens ont participé à la finale de Massiac ?
Quatre pilotes vosgiens ont pris part à la finale nationale : Cédric Grosjean, Laurent Maroulier, Mickaël Bonne et Albéric Patrocinio. Ils faisaient partie des quinze qualifiés de la Ligue Grand Est.
Quel résultat Cédric Grosjean a-t-il obtenu à Massiac ?
Au volant de sa Norma, Cédric Grosjean a terminé 8e au scratch et 2e du groupe prototype. Il a également fini deuxième en CN2, à trois dixièmes du vainqueur de classe.
Quelles sont les performances des pilotes vosgiens en voitures de production ?
Laurent Maroulier s’est classé 2e en GTTS2 et 40e au général. Mickaël Bonne a terminé 5e de sa classe, tandis qu’Albéric Patrocinio a pris la 4e place en N3 et la 59e place générale.
Pourquoi quelques dixièmes comptent-ils autant en course de côte ?
Le classement repose sur des montées chronométrées où chaque portion du parcours contribue au temps final. Une trajectoire, un freinage ou une relance légèrement plus efficaces peuvent créer un écart de quelques dixièmes sur plusieurs kilomètres.
